témoignage de michel loison apres son bordeaux paris
Michel Loison, artisan couvreur, habite la gare. Dans les années 60, du haut de sa couverture, Michel écoutait chaque été les étapes de tour de france à la radio, c'était à l'époque de ANQUETIL, POULIDOR, etc ... En retraite, il decide de faire du vélo en dilettante pour découvrir la campagne brandanaise et entretenir sa forme puis il s'inscrit au club des cyclos de quintin, faisant régulièrement quelques sorties le dimanche matin.
D'une voix émue, ce jeune retraité en pleine forme, nous raconte sa petite histoire: " Le vélo est devenu une passion qui a commencé bizarrement. Lors de la mi-août bretonne 2004, le cyclo club de quintin a organisé une sortie sentimentale dont le parrain était poulidor, ce fut pour nous tous du bonheur.
Jamais je n'aurais pensé rouler à côté de l'éternel second du tour de france. Continuant a rouler3 fois par semaine, soit à peu près 180 kms, un coéquipier m'a proposé, en septembre 2005, de participer à la Bordeaux Paris. Après quelques hésitations et de l'entraînement, j'ai accepté en sachant que cela demandait une préparation supplémentaire avant le 24 juin 2006.
La préparation physique implique les brevets de 100, 150, 200, 250, et 300 kms (Brest Quintin aller retour dans la journée par les Monts d'Arrées) et les sorties hebdomadaires. Côté technique, il fallait penser à l'encadrement (5 accompagnateurs) et à la logistique (camion, restauration, repérage des 8 pointages obligatoires ...)
Pour le jour j, tout était prêt mais allais-je réussir ?
Accompagné de 8 cyclos, j'ai pris le départ à bordeaux à 6 heures du matin, par une température très douce. Mais au cours de la journée, la chaleur atteignant 35°, a éprouvé les organismes. Ce parcours de 632 kms, dans l'ensemble très roulant, comportait 3 côtes importantes (comme la côte de lanfains ). A mi-parcours, au 311 eme km, le groupe a dû se séparer en deux car nous étions 4 à la limite de la rupture. Après un bon repos et un bon repas, nous sommes repartis à 1h du matin de Martizay. La fraîcheur de la nuit nous a permis de rouler à une allure soutenue de 30 kms/h jusqu'à 7 heures du matin. Après une pause petit déjeuner, nous sommes repartis à 8 heures sous une pluie battante jusqu'à Paris, en 14 heures, nous étions passés de l'été à l'hiver. La derniere ligne droite a été moins facile, du fait des pavés glissants, on se serait cru sur paris roubaix. La moyenne a donc baissé : 25 kms/h. Un bordeaux-paris d'une durée de 33h30 dont 24h40 sur le vélo.
Malgré tous ces désagréments, quel bonheur de franchir la ligne d'arrivée où m'attendaient mes enfants et mes petit-enfants. Jétais fier d'avoir réussi cette performance.
Remerciements aux cinq accompagnateurs sans qui cela n'aurait pas été possible, surtout à Albert Le Borgne qui a déjà accompagné des cyclos lors d'autres sorties de ce genre.
Un petit mot d'Albert Le Borgne du tertre de cabiens : "michel à réalisé un exploit, bien que stressé au départ, il a su remonter le moral des troupes à mi-parcours. Pour nous , le rôle d'accompagnateurs est également stressant, l'organisation doit être parfaite, il faut être à l'écoute de tous ".
Michel et Albert gardent un excellent souvenir de ce périple
accueil des petits enfants a l'arrivée de michel et de dédé